Il y a de plus en plus de soirées libertines privées qui sont organisées sur Paris. Chaque semaine, ce sont des dizaines de soirées coquines qui sont programmées sur la capitale. De la plus petite qui réunit quelques convives aux imposantes soirées de + de 100 personnes ! Et en ce moment beaucoup de clubs aimeraient pouvoir réunir autant de monde dans leurs établissements. En attendant les clubs libertins se vident de leur clientèle. A part 2 ou 3 clubs qui arrivent à faire le plein (et encore difficilement), les autres survivent. Nous avons fait le test de sortir un samedi soir dans plusieurs clubs de la capitale début février et là terrible constat. Le premier club, petit mais néanmoins connu était vide à notre arrivé à 23h30 et seulement 2 couples 1 heure plus tard ! Le deuxième club, plus imposant et connu était à moitié vide, alors qu’il y a encore quelques mois il refusait du monde. Le même soir, nous étions conviés à 2 soirées privées réunissant chacune plus de 100 personnes… Les temps changent, les habitudes aussi. Effet de la crise financière qui secoue la planète ? Oui certainement, mais pas seulement. On sait, de par, le passé que lors de crises, les gens sont amenés à plus sortir, plus s’amuser pour justement oublier le marasme quotidien. C’était vrai avant. A une époque où l’on pouvait sortir pour pas cher. Mais aujourd’hui les prix ont tellement grimpé, qu’il faut bien avouer qu’on regarde à 2 fois avant de sortir 60 euros pour un couple et plus de 100 euros pour un homme seul en club échangiste. Avec des prix de consommation élevés où l’on rentabilise une caisse de Perrier avec un verre ! Mais pour couvrir des frais de plus en plus importants, les clubs sont bien obligés de faire grimper les tarifs. Un club de 100m2 dans Paris avec du personnel, ce n’est pas comme tenir une épicerie dans un village de la Creuse. La rentabilité n’est pas la même non plus me direz-vous… Pour Pierre 42 ans : - Les hommes seuls en club sont devenus des « pompes à fric » Et en plus nous sommes de plus en plus mal considérés par les couples.
Pour Olivier 40 ans : - Je suis beaucoup sorti en club il y a de cela encore 2-3 ans, je n’y vais plus du tout et préfère nettement les soirées privées, moins chers, mais aussi plus conviviales Sandrine 35 ans : - Je sors en club mais de moins en moins. Adepte de la pluralité masculine, je ne m’y amuse plus beaucoup. Trop de débutants et d’hommes qui ne sont pas libertins et manquent de respect. En soirées privées, je n’ai jamais de déboires, les hommes sont attentionnés, polis et c’est là que l’on retrouve les vrais libertins…
| | | Il y a certes l’effet porte-monnaie, mais aussi l’accueil. Et certains clubs ont largement abusé de leur notoriété du moment pour se permettre de refuser à tour de bras une clientèle libertine pourtant tout à fait correcte ! Je me souviens, il y a de cela 3 ou 4 mois, d’un célèbre club parisien qui nous avait fait entrer difficilement malgré une table réservée pour 12 personnes ! Et dont la « Physionomiste » a refusé 6 couples derrière nous. Effet boule de neige, ce club pourtant très connu est en perte de vitesse et a perdu la moitié de sa clientèle en quelques mois. Ce que les responsables de clubs libertins n’ont pas compris ou pas voulu comprendre quand tout allait pour le mieux, c’est que le milieu libertin est un réseau ou de très nombreuses personnes se connaissent et qu’entre les galipettes, ils parlent. Le bouche à oreille est d’une efficacité redoutable dans le milieu et peut encenser un club, comme le faire chuter. Marie et Joël couple libertin parisien fin trentaine : - Nous nous sommes vus refuser l’entrée en club à 2 reprises, 2 clubs différents. Pas très sympa de se présenter à la porte d’un établissement, d’être déshabillés du regard des pieds à la tête comme si nous étions sondés pour un examen ! Avec un prétexte bidon pour nous refuser l’entrée. Nous ne sortons plus que dans un seul club où nous avons nos habitudes. Internet est aussi un formidable vecteur de mise en relation aussi bien pour vendre sa voiture que pour organiser des soirées qu’elles soient horizontales ou verticales ! Beaucoup de clubs ont pris un train de retard et n’ont pas compris l’intérêt d’internet pour communiquer. Ils hésitent souvent à mettre quelques centaines d’euros pour une publicité ciblée et ne savent pas toujours comment bien se positionner sur ce média. Avoir un site internet ne suffit pas pour se démarquer. L’e-publicité bien positionnée est un atout remarquable. Les particuliers organisant des soirées, eux, ont très vite compris l’intérêt du Net et leurs soirées s’affichent partout sur la toile. Que ce soit sur les sites de rencontres libertines ou les forums de discussions, puis le bouche à oreille fait le reste. Pour Eric 32 ans Paris : - J’organise une fois par mois une soirée couples et hommes seuls, dans des lieux toujours différents. Internet m’a beaucoup servi pour faire la pub de mes soirées. Désormais j’ai un large réseau d’habitués qui en parle à d’autres et je dois même refuser du monde ! Du coté de Phillipe et Sophie : - Nous n’avons jamais utilisé internet pour nos soirées. Tout se fait depuis des années par le bouche à oreille, nous avons un listing de plus de 500 couples et nos soirées réunissent désormais quelques 150-180 personnes avec buffet, DJ, dans notre immense maison. Certains de nos habitués sortent en clubs échangistes, mais la plupart n’y sortent pas ou plus. Pour 40 euros par couples ; on permet même à certains de dormir sur place et de petit-déjeuner le lendemain matin ! | | Ils sont très nombreux ceux qui, il y a encore 1 an, sortaient plus ou moins régulièrement en club et n’y mettent plus les pieds ou qu’à de très rares occasions. Par contre on les retrouve souvent dans les soirées privées. Comme Pierre et Katy : - Les clubs sont devenus trop chers pour notre bourse et nous ne nous y amusons pas vraiment. Les couples font la gueule, personne ne parle à personne, nous rencontrons sur le net ou en soirées privées. Là les gens sont plus détendus déjà parce qu’ils n’ont pas déboursé une grosse somme pour venir s’amuser et parce qu’ils parlent plus facilement. L’ambiance n’y est pas toujours débridée, mais au moins on passe un moment agréable en bonne compagnie.
Nous avons rencontré beaucoup de couples qui ne sortent pratiquement plus qu’en soirées privées, beaucoup d’hommes seuls aussi pour qui les prix d’entrées en clubs sont devenus prohibitifs. La convivialité et l’ambiance des soirées privées semblent convenir à un grand nombre de libertins. De plus il y en a pour tous les goûts. De la soirée couple aux soirées gang bang, en passant par les soirées mixtes, bi, à thèmes et parfois dans de très beaux lieux. Souvent gratuit pour les couples, ou de seulement 20 à 40 euros et peu cher pour les messieurs entre 40 et 50 euros, chacun y trouve son compte. Beaucoup de soirées sont aussi gratuites quand il n’y a pas de location de lieu. On vient juste avec une bouteille de champagne et la soirée peut commencer. Certains petits malins ont aussi compris qu’ils pouvaient en tirer bénéfice et commencent à pratiquer les mêmes prix que les clubs sous couvert de soirées privées. Ils ne vivront pas longtemps, à moins de proposer des lieux exceptionnels et une ambiance féerique ! C’est loin d’être le cas pour tous. De plus la grande majorité dit beaucoup plus coquiner en soirée privée qu’en club, car plus à l’aise, avec des gens à leurs goûts. Ils choisissent la soirée en fonction des gens présents, du thème, du lieu, de leurs envies. Mais tout n’est pas perdu pour les clubs échangistes. Ils conservent quand même leur cachet, leur emplacement, leur savoir-faire. Mais il va falloir mettre les bouchées double et trouver de nouveaux concepts pour faire revenir ou attirer une nouvelle clientèle. Chose faite avec les débutants, de plus en plus nombreux à oser franchir la porte d’un club car le libertinage s’est démocratisé. Le problème c’est que cette clientèle n’est pas fidèle et fait fuir les libertins qui les considèrent comme des « touristes ». Il faut donc trouver le bon compromis pour que ces différentes populations se cotoient sans que les uns soient genés par les autres. Il n’est pas facile de placer ses pions sur le grand échiquier du libertinage ! | |
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