Une vertu : cela m'a permis d'avoir beaucoup plus confiance en moi et en mon corps. Je crois que, avant, j'aurais fait comme tout le monde : me focaliser sur les 500 grammes de trop sur telle ou telle partie de mon corps en disant « Chéri, tu ne trouves pas que j’ai pris 500 grammes, là ? » « Mais où ? » « Là ! ». Maintenant, je suis beaucoup plus en paix avec mon image et j'ai remarqué que les hommes ne sont pas obnubilés sur quelques grammes que l'on aurait pris en mangeant des bonnes choses. Ils ont un regard global sur nous, les femmes, et ne nous regardent pas en pièces détachées... Souvent des personnes, particulièrement des femmes, se demandent si le fait qu’elles soient un peu en chair ne sera pas mal perçu ? Nous leur répondons de façon invariable que nous avons vu, en club ou ailleurs, des femmes et des hommes ravissants qui étaient froids et ne dégageaient aucune sensualité et des femmes et des hommes un peu plus ronds ou moins parfaits et qui dégageaient de la vie et, par la-même, de la séduction. J'aime aussi entrer dans des rôles qui ne sont pas ce que j’occupe dans la vie courante. Pour untel, je suis telle femme et je joue ce rôle totalement ; pour untel, je suis telle autre femme et je joue ce rôle totalement. Ces jeux de rôles ne sont pas des mensonges, ils sont des parcelles de ce que je suis. Le vice et la vertu, la vertu et le vice. Cela m'a permis aussi d'assumer une vie indépendante et libre, ce que je n'osais pas vraiment faire. D'où un retentissement évident sur ma vie dans sa totalité. Je fais partie des femmes qui vivent leur libertinage d’une façon « romantique ». Eh oui, c’est possible, on peut le faire. Quand je parle avec des femmes, je me rends compte que mon point de vue n’est pas ressenti par la majorité mais je le revendique avec une grande douceur, un grand sourire et une vraie détermination. Le libertinage peut être vécu de façon soft, aussi, mixant sourires, caresses, câlins, découverte de l’autre, quand bien même la relation ne serait pas une relation suivie. Le soft n’excluant pas le hard, tout étant une question d’hommes rencontrés, de contexte, d’inspiration, d’état d’esprit et d’état d’âme. Et quand un même homme vous permet de vivre toutes les facettes de ces différents personnages, que dire ? Que c’est un cadeau arrivé au bon moment, au moment où l’on ne s’y attendait pas mais aussi au moment où l’on était prête. Je ne voudrais pas faire ici de prosélytisme et ceux qui ne se sentent pas concernés ne franchiront peut-être jamais le pas vers cela. Pour moi, le libertinage a été le pas qui m’a amenée à plus de liberté et, curieusement, à plus de lien. Ce sera l’objet d’un projet billet.
Venitia |